Registre unique européen

Jusque dans les années quatre-vingt-dix du siècle dernier, chaque pays avait son registre de pesticides. À partir de l'entrée en vigueur de la directive 91/414/CEE relative à la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques, toutes les substances actives existant sur le marché des pays communautaires doivent être réévaluées. Ce programme de réévaluation a débuté en 1993 et devait s'achever en 2003, mais cela s'est avéré impossible et il s'est prolongé jusqu'en 2008.

La directive prévoit que les substances actives soient enregistrées au niveau européen, mais les formulations commerciales continueront de l'être au niveau de chaque État, bien que seules les formulations contenant des substances actives admises au Registre européen pourront être enregistrées.

L'admission des substances actives au niveau européen est très exigeante et se fait sur la base d'études coûteuses d'identité chimique.

Actuellement, nous assistons à d'importants changements concernant les produits utilisables contre les ravageurs. Cela entraîne une certaine désorientation chez les agriculteurs, en raison du volume des changements et de la rapidité avec laquelle ils surviennent, ce qui suppose que nous devons fréquemment réadapter notre stratégie de lutte contre les ravageurs.

Conclusions

Dans l'Union européenne, la sécurité alimentaire et la protection de l'environnement sont actuellement des questions prioritaires. Les pesticides présentent des risques sur ces deux aspects, c'est pourquoi la législation restrictive de leur usage augmente et est en constante évolution.

Cette réglementation se concrétise par la régulation du début de la chaîne de leur usage — le Registre unique européen des substances actives — et de la fin de l'usage, par des limites maximales de résidus et leur contrôle dans les produits végétaux. La tendance est de légiférer aussi au niveau européen sur les aspects intermédiaires de la chaîne.

Les agriculteurs et les techniciens doivent être attentifs aux changements qui se produisent, tant dans les autorisations et retraits de substances actives que dans les variations, en s'informant correctement, afin d'éviter des erreurs dans l'emploi des pesticides qui pourraient avoir d'importantes conséquences, tant juridiques que sur l'opinion publique, étant donné la grande sensibilité qui existe actuellement sur ces questions.